Comment devient-on entrepreneur ?

Tout le monde peut-il devenir entrepreneur ?

Tout le monde peut-il devenir entrepreneur ?

Tout le monde peut-il devenir entrepreneur ? Pour Jean-Philippe Bozek, auteur de "Coacher les entrepreneurs, transformer leurs rêves en réalité", il faut pour devenir entrepreneur avoir développé dans sa personnalité une importante capacité à rêver et un grand réalisme en même temps. Le rêve permet de se projeter dans l’avenir en s’appuyant sur sa boussole interne, tandis que le réalisme amène à ajuster et mieux dimensionner son projet. Le réalisme s’appuie sur la capacité que l’on a de partager sa vision et de la soumettre à l’épreuve de la réalité et du sens critique. Cela demande une bonne dose de confiance en soi, afin de se sentir capable d’exposer au grand jour le fruit d’une activité somme toute assez secrète, qui repose sur l’imaginaire.

L’entrepreneur met ainsi en oeuvre un processus de créativité où les idées se construisent tout d’abord par approximation. Il mobilise les connaissances utiles, il produit des associations d’idées et synthétise les informations. Ces idées approximatives sont ensuite prises en charge par des processus exploratoires qui les interprètent et analysent les hypothèses, en tenant compte de leurs limites et de leur intérêt. C’est ainsi par des essais et des erreurs, par des pistes suivies puis rejetées ou affinées, par des formulations d’hypothèses et leur vérification que le processus créatif peut aboutir.

On devient ainsi entrepreneur en commençant par rêver, puis en expérimentant ce en quoi l’on croit, dans une relation constructive avec son environnement.

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Publié dans entreprendre, Expérimenter
7 commentaires sur “Comment devient-on entrepreneur ?
  1. Adkoe dit :

    J’ai aimé ce commentaire sur Linkedin de Cécile, développeur de Business
    appartenant à une association d’entrepreneurs indépendants et solidaires :
    "pour ma part, on est entrepreneur ou on ne l’est pas en fonction de son éducation, de son ascendance et de ses gènes! Notre propre histoire nous renvoie à ce que nos parents, grand-parents ont fait, ce que nous aussi avons fait dans les premières années de notre vie, notre capacité à surmonter nos peurs et l’inconnu. Oui, je suis d’accord sur ce que vous appelez l’imaginaire. Je n’utiliserai pas ce mot, mais plutôt la capacité à se projeter et à savoir où on veut aller. Il faut surtout une sacrée dose de positivisme pour supporter les difficultés, les échecs, et savoir aller chercher aussi les compétences qu’on n’a pas.
    La pire ennemie de l’entrepreneur est pour moi l’anxiété, car elle bloque toute capacité de récupération et de réflexion." Merci à tous ceux qui apportent leur point de vue et enrichissent ainsi nos échanges :-).

  2. Adkoe dit :

    Un témoignage d’entrepreneur sur linkedin : "Je suis effectivement d’accord sur le phénomène qui mène du rêve à la réalité … ou plutôt à la création/créativité. En reprenant les termes de l’article, selon : …"C’est ainsi par des essais et des erreurs, par des pistes suivies puis rejetées ou affinées, par des formulations d’hypothèses et leur vérification que le processus créatif peut aboutir. On devient ainsi entrepreneur en commençant par rêver, puis en expérimentant ce en quoi l’on croit, dans une relation constructive avec son environnement." … il est aisé d’imaginer que le rêve permet de se projeter "en situation" avant que de passer à la phase de concrétisation. Cela représente toutes les expériences que j’ai pu connaître au plan professionnel, tant lorsqu’il s’est agi pour moi de changer de job que dans le cadre de la création de mon propre cabinet de maîtrise d’oeuvre.
    Avec mes meilleurs sentiments, "
    Roland

  3. Adkoe dit :

    Et aussi : "D’autres mécanismes psychiques peuvent également entrer en jeu, ce que je vois en thérapie, avant le rêve.
    - l’imitation : papa et grand-père ont monté leur boite, je suis le digne fils de mon père, DONC, je leur prouve que je peux aussi monter la mienne.
    - la pression : même schéma mais, dans la compensation d’un sentiment de dévalorisation. On remplace le "donc" de la phrase d’avant par un ‘parce que’ pour compenser une croyance liée à un sentiment d’infériorité et une analyse subie.
    Je crée ma boite parce qu’eux aussi l’ont fait (c’est une mauvaise raison, mais ça arrive assez souvent).
    - la frustration / besoin de revanche : quelqu’un trop brimé dans son boulot se lance pour vivre, justement, ses rêves, la façon dont il conçoit sa réalité et devenir concurrent direct.
    - le besoin de liberté pour contrebalancer, en polarisation de sa personne (c’est à dire deux parties de sa personnalité en opposition -obligation vs liberté- en psycho on appelle ça des ambivalences), la contrainte exercée par l’environnement.
    - la fuite : le boulot, c’est bien connu, est un alibi en or quand on a des problèmes ailleurs, famille ou couple, comme l’excuse des enfants entre nous soit dit… et, inconsciemment la personne concernée construit cette idée pour sortir du schéma difficile.
    En tant que chef d’entreprise, faire 15 heures par jour pour développer son entreprise, c’est utile au début, mais après, c’est un alibi de fuite imparable.
    Tous ces processus sont aussi inconscients que ceux décrits par le rêve, je vous rejoins dans ce que vous dites Roland, également.
    En considérant quand même que le rêve étant souvent codé, l’expression métaphorique d’une chose. Le rêve éveillé étant autre chose.
    Très cordialement,
    Valérie."

  4. Adkoe dit :

    Un nouveau commentaire de Sara F. : "De mon point de vue, entreprendre signifie prendre des risques et se challenger au quotidien. L’entrepreneur se doit d’aller de l’avant et de soulever des barrières qui sont le plus souvent psychologiques.
    On ne naît entrepreneur, on le devient à condition d’avoir en tête, qu’a défaut d’être le chef d’orchestre, il faut accepter de jouer l’homme orchestre et ce tout particulièrement au début de l’aventure. Alors si vous n’avez pas peur d’avoir des sueurs froides la nuit, de mettre les mains dans le cambouis le matin et de vous transformer en vrp l’après-midi, ne vous posez pas question et lancez-vous. Quant au positivisme, ça se travaille et là l’entourage (associés, mari, femme, amis…) tient un rôle important."

  5. Adkoe dit :

    Suite des échanges sur linkedin : "Je crois, pour ma part, qu’avec une ‘Can Do Attitude’ l’entrepreneur est effectivement capable d’arriver à tout. Vaincre ses propres peurs, se challenger au quotidien, prendre des risques, surmonter les échecs, rebondir, continuer à aller de l’avant, accepter ses propres limites et savoir s’entourer des bonnes compétences lorsqu’on ne sait pas faire soi-même. J’aime beaucoup cette idée d’avoir la capacité à se « projeter en avant ». Pour avoir récemment franchi le cap salariat > entrepreneuriat, je suis pourtant convaincue d’avoir toujours été une femme entrepreneurE dans l’âme. Mes 20 années de salariat sont définitivement derrière moi. Ma soif de liberté et mon besoin d’indépendance / d’autonomie étaient bien ancrés en moi depuis toutes ces années, il aura fallu un déclencheur (début 2012) pour que je prenne mon envol ! L’envie de voler était là depuis toujours, et mes propres ailes prêtes à se déployer au 1er signal.
    Je n’ai donc pas la sensation d’être devenue entrepreneur du jour au lendemain, mais plutôt de l’avoir toujours été. J’ai également ce sentiment d’être aujourd’hui profondément en accord avec moi-même, car être entrepreneur correspond intimement à ce que je suis. C’est ce qui me donne la force d’avoir – au quotidien – cette ‘Can Do Attitude’ qui permet d’abattre des montagnes et d’arriver à tout!"
    Par Nathalie Feuillerat

  6. Jeremy Goldyn dit :

    L’Entrepreneur n’est qu’une partie de ce qu’on pourrait dénommer de manière plus large un dirigeant d’entreprise. Car pour vivre une entreprise n’a pas seulement besoin de bons entrepreneurs mais de bons managers et de bons techniciens (cf Michael E.Gerber "The Emyth).

    Le vrai challenge à l’heure actuelle est de réussir à créer des projets qui fonctionnent et qui apportent de la valeur aux autres et à la société de manière générale.

    Il existe beaucoup d’initiatives mais peu de réussites.
    C’est là-dessus qu’il faut se focaliser.

    Jérémy Goldyn,
    Entrepreneur :)

    • Adkoe dit :

      Merci Jeremy, oui je crois aussi qu’être entrepreneur c’est faire une proposition qui suscite l’adhésion des autres membres de la société. Les beautiful business de demain seront des business en empathie avec leurs clients :-). Très belle journée.

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