Auteur : Adkoe

Faire de sa sensibilité une force

L’été est souvent favorable aux belles rencontres. L’une de mes belle rencontres de l’été 2014 a été celle d’Anaïs, au travers de ce documentaire étonnant : « Anais s’en va-t-en guerre » de Marion Gervais. Un beau portrait qui comporte tous les ingrédients d’une épopée entrepreneuriale : la passion, le travail et l’effort, la persévérance, la créativité (ah ce séchoir installé dans une vieille caravane…), le soutien et le lien aux autres, la transmission.

Imaginez un peu… Anaïs a 24 ans. Elle vit seule dans une petite maison au milieu d’un champ en Bretagne et s’est lancée dans la culture des plantes aromatiques, sa passion. Elle désherbe ses plantations et râle contre ceux qui l’empêchent de s’installer, contre les vieux paysans qui pensent qu’elle n’y arrivera pas, contre ce boulot qui lui vaut de travailler douze heures par jour. Mais rien ne l’arrête. En accord avec ses convictions profondes, portée par son rêve de toujours, elle avance de rencontre en rencontre jusqu’à voir son rêve se réaliser.

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Les rencontres jouent un rôle important dans cette histoire. Il y a Marion Gervais, sa voisine au village, qui choisit de la filmer, Gérard, son professeur en culture de plantes qui lui transmet patiemment ce qu’il sait, le grand chef Roellinger, qui l’encourage à continuer. Chacun aura pour elle un geste, une parole qui la porteront plus loin. Déçue par la pauvreté biologique de sa nouvelle terre, elle écrit à Gérard, qui lui répond que dans le fond c’est un défi de plus à relever que d’améliorer la terre et de faire en sorte que les plantes poussent bien. A Roellinger, qui l’incite à parler aux gens de son travail, elle avoue que la communication est son point faible. Il lui répond « je pense moi que ça peut être votre point fort ». Ces points de vue différents portés sur les difficultés qu’elle doit affronter lui ouvrent à chaque fois de nouvelles possibilités d’action.

Et c’est en ça que ce film m’a paru riche d’enseignements pour tous ceux qui se lancent ou ont envie de se lancer dans la concrétisation d’un projet qui leur tient à cœur :

  • Le regard porté par ses mentors sur les ressources dont dispose Anais (la terre trop pauvre, ses capacités de communication) nous enseigne que nous portons en nous la capacité de transformer les choses qui nous arrivent par le regard que nous portons sur elles. C’est la force des entrepreneurs de considérer ce qui leur arrive comme une opportunité ou un défi à relever.
  • Dans un projet, quel qu’il soit, on croise différents types de personnes : ceux qui croient en notre projet, ceux qui ont envie de nous aider pour le faire réussir, ceux qui l’empêcheront. C’est sur ceux qui nous soutiennent qu’il faut s’appuyer et dont il faut s’entourer, il est inutile de chercher à convaincre tout le monde.
  • Ceux qui réussissent ne se lancent pas dans des analyses compliquées, ils commencent par agir, à lancer quelque chose, à faire un premier petit pas. Ils n’attendent pas d’avoir la solution parfaite pour se lancer, ils transforment leur intuition en action immédiate.

L’histoire d’Anais nous montre qu’il est possible d’atteindre ses buts et de faire de sa sensibilité une force. Au début du film, courageuse et têtue, Anais nous dit « je suis pas du tout sûre que ça marchera mais je suis sûre que j’irai jusqu’au bout ».  Aujourd’hui Anais a pu acheter sa terre grâce aux fonds collectés sur Ulule et commercialise ses plantes sur les marchés de Bretagne et via internet. Elle  frôle la rupture de stock en attendant de nouvelles récoltes. Alors je me dis que ce petit film de 46 mn gagne à être vu et revu et j’espère qu’il vous donnera envie d’oser entreprendre.

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Plus d’infos sur le documentaire Anaïs s’en va-t-en guerre de Marion Gervais
Le site internet d’Anaïs : Les tisanes d’Anaïs

Lire aussi : Echec entrepreneurial et estime de soi
La force de la douceur

Entrepreneurs : comment rester concentré sur vos objectifs ?

Beaucoup d’entrepreneurs parmi ceux que j’accompagne ont des facilités. Ils ont de multiples talents. Un signe qui ne trompe pas : ils apprennent très vite et maîtrisent plusieurs domaines. Ils ont également le goût des autres, de la curiosité et une énergie qui semble inépuisable. Pour l’entrepreneur qui souhaite vivre de son activité, ces talents naturels peuvent hélas se transformer en handicap. Ils les empêchent d’investir suffisamment d’énergie sur une seule et même idée pour la faire aboutir et s’imposer auprès de leurs clients comme un acteur incontournable.

Comment faire pour se concentrer quand on a tendance à se disperser ?

Se disperser, s’occuper à des activités trop diverses et nombreuses, en plus d’épuiser notre énergie, nous empêche également d’obtenir des résultats . C’est un peu comme si un pêcheur posait plusieurs lignes dans plusieurs étangs et passait voir de temps en temps si un poisson a mordu. Pensez-vous que les poissons attendront son passage ? Construire une activité rentable suppose de construire une relation dans le temps avec ses clients pour comprendre et répondre à leurs besoins. Un certain nombre d’actions devront être mises en place dans le temps, étape par étape, toutes en cohérence avec l’objectif que l’on souhaite atteindre. La persévérance et la concentration font alors partie des qualités à déployer pour réussir à vivre de son activité.

Alors comment réussir à se centrer ? Voici trois pistes de réflexion pour vous aider à faire le point :

Qui avez-vous envie d’aider avant tout ?

Etre dans la dispersion c’est se diviser à l’excès. La première chose à identifier c’est ce qui vous met en mouvement. Il y a souvent chez les entrepreneurs l’envie de régler un problème ou d’apporter une solution à une difficulté qu’ils ont rencontrée dans leur vie. Peut-être est-ce le cas pour vous également. Alors posez-vous la question : quel problème souhaitez-vous régler, pour qui ? Qui avez-vous envie d’aider avant tout ?

Quelle est la chose importante que vous aimeriez avoir accomplie dans 3 mois ?

Déterminer ses priorités n’est pas une chose facile, surtout pour notre entrepreneur multi-talents. Parfois, tout paraît avoir la même importance et il est difficile pour lui de trancher dans la liste des choses qu’il a prévues de faire. Vous vous reconnaissez dans ce portrait ? Je vous propose l’exercice suivant. Imaginez que vous retrouvez prochainement des amis que vous n’avez pas vus depuis longtemps. Vous leur racontez votre dernière réalisation, celle dont vous êtes le plus fier. Que leur annoncez-vous ? Gardez cette priorité en tête. L’objectif est de ne plus être dans le «Il faut que je fasse ceci » générateur de nervosité et démotivant, mais dans le « Je décide que ceci est important pour moi» et de le garder en tête. Vous pouvez pour vous aider à vous concentrer tenir une liste des choses que vous ferez plus tard, une fois ce premier objectif atteint.

Prenez du recul face à vos émotions.

Nous savons aujourd’hui que ce sont les émotions qui déclenchent l’action. Certaines émotions quand elles prennent le dessus, déforment et orientent notre pensée, et par conséquent notre sens des priorités. Ces émotions perturbatrices se reconnaissent à ce qu’elles donnent un caractère impératif à l’action : “Il faut absolument que je fasse ceci.” Nous sommes alors plus dans la réaction que dans l’action. Dans ce cas, remettez cette action au lendemain. D’ici là, l’émotion sera retombée et d’autres priorités, plus rationnelles, s’imposeront.

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Lire aussi Comment apprivoiser la procrastination ?

Management : cultiver le sentiment d’appartenance

Toutes les entreprises devraient souhaiter que leurs collaborateurs soient fiers d’y travailler. Le sentiment d’appartenance est en effet un levier naturel qui renforce la motivation et la satisfaction au travail. Nous l’avons tous constaté à un moment ou à un autre, le désir d’appartenance est une aspiration essentielle car l’appartenance à un groupe ou une équipe dont nous sommes fiers procure un effet de reconnaissance et de plaisir. C’est également un élément de notre identité professionnelle. Parfois cultivé naturellement par l’entreprise, il arrive qu’il soit négligé ou malmené à l’occasion de fortes évolutions de la culture interne (fusions, changements de direction ou d’orientations stratégiques).

Comment faire pour renforcer durablement ce sentiment d’appartenance ?

Gagner l’intérêt, la loyauté ou la fierté d’un collaborateur par un bon niveau de rémunération est une croyance répandue, mais erronée. Dans les faits, en France, l’appartenance et la motivation sont peu reliées à la rémunération. Pour développer un sentiment d’appartenance, un collaborateur doit pouvoir s’identifier à l’équipe, à l’entreprise, ou à la marque pour laquelle il travaille. Plus le collaborateur se sent intégré, plus l’équipe contribue à son identité. Cette adhésion, mélange de sentiment d’utilité à un groupe et de solidarité à une équipe, est un indicateur puissant du sentiment d’appartenance. Le collaborateur aura alors plus facilement tendance à adopter les valeurs de l’entreprise, ses codes et son éthique. Il trouvera un sens à son action et sera plus performant.

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Les équipes soudées développent d’elles-mêmes des signes qui marquent leur communauté et leur unité. Ces signes doivent être encouragés. Alain, directeur du développement d’une PME de 100 salariés s’inquiétait d’une pratique de son équipe marketing, qu’il jugeait bruyante et immature. Le temps d’une pause, plus particulièrement dans les moments de forte tension pour atteindre un objectif, l’un des membres de l’équipe achetait une boîte d’oeufs en chocolat renfermant une surprise et proposait une pause « Kinder ». Au signal, quand chacun pouvait se libérer quelques minutes, l’ensemble de l’équipe se retrouvait dans le bureau le plus vaste et ouvrait son oeuf Kinder. La figurine faisait l’objet de nombreuses plaisanteries avant de rejoindre un panier où s’accumulaient au fil des semaines les figurines témoin du rituel.

Parenthèse de plaisir et moment de partage, les rituels fédèrent les groupes humains en créant des conditions mentales et sociales particulières. Les micro-rites du quotidien sont particulièrement précieux car ils produisent de la mémoire et de l’appartenance. Les équipiers n’en seront que plus efficaces !

Quels sont les rituels qui contribuent à créer un sentiment d’appartenance au sein de vos équipes ? Partagez vos bonnes pratiques avec la communauté du blog !

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Lire aussi : Pouvez-vous compter sur l’engagement de votre équipe ?

Entrepreneurs : faut-il de la chance pour réussir ?

Quelles attitudes cultiver pour se donner toutes les chances de réussir et de faire aboutir nos projets ? Est-ce que l’on peut apprendre à avoir de la chance ? Pour les entrepreneurs cette question est essentielle car elle parle de la confiance que l’on a (ou pas) en sa capacité de réussir ainsi qu’en l’avenir. Cultiver sa capacité à réussir cela passe par une nouvelle façon de percevoir la réalité, de gérer ses priorités de vie et de décisions, ses relations aux autres, et on peut s’y entraîner.

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Ainsi la chance c’est avant tout la capacité à créer autour de soi un environnement favorable et à activer la boîte à opportunités. Une manière d’agir qui permet à travers ce que l’on fait, les décisions que l’on prend, et les contacts que l’on noue avec les autres de déclencher l’apparition de nouvelles possibilités.

Trois attitudes favorisent tout particulièrement l’apparition de ces nouvelles possibilités :

1-     La curiosité : celui qui vit dans la routine rencontre très rarement des opportunités. Savoir sortir de ses propres routines est donc la première condition pour activer le processus et prépare l’esprit à envisager les choses d’une nouvelle manière, favorable à la réalisation de nouveaux projets.

2-     Etre en interaction avec les autres et se constituer un réseau, un réseau au sens de ressource collaborative et d’échange. En effet,  se constituer un réseau ce n’est pas uniquement se constituer un carnet d’adresses, demander et rendre des services. La dimension collaborative, le plaisir qu’il peut y avoir à échanger et à créer des liens avec  d’autres en les aidant à réaliser leurs projets mais également entre les autres afin qu’ils se rencontrent, créent un environnement favorable à la réalisation de vos propres projets.

3-     Accepter l’échec. Car la chance ne marche pas toujours. Les grandes réussites du monde des affaires ou de l’histoire nous enseignent que les grandes réussites sont jalonnées de problèmes, de difficultés, de revers et d’échecs. Et l’on observe que ceux qui ont vécu ces difficultés et  ont utilisé leur échec comme une matière première ont pu transformer l’expérience en nouveau projet pour rebondir sur autre chose. On peut ainsi dire que la chance ce n’est pas ce qui vous arrive, c’est ce que vous allez faire avec ce qui vous arrive.

Loin de toute pensée magique ou d’un volontarisme excessif, ce point de vue nous rappelle que nous pouvons toujours travailler pour nous adapter à notre environnement et développer de nouveaux points de vue.   Il encourage également à entretenir notre curiosité et notre vie sociale, deux activités fondamentales pour notre équilibre de vie et notre joie de vivre.  Alors, il n’y a rien à perdre à essayer tout de suite et à prendre les choses en main.

Envie d’aller plus loin ? le coaching est l’une des manières de réussir à mettre en place ces nouvelles manière d’agir : contactez-moi au 06 72 04 27 60 pour en parler.

Pour visionner l’intervention de Philippe Gabilliet sur la chance c’est par là : Comment avoir de la chance pour réussir

Quel temps consacrer à la convivialité dans son équipe ?

Entre les tâches de production, la communication interne et la représentation de l’entreprise à l’extérieur, être manager est un jeu permanent d’équilibriste. Le temps étant une ressource finie, l’équation est parfois difficile à résoudre, reléguant la convivialité au dernier rang des préoccupations du manager. Est-ce vraiment important de passer du temps avec son équipe hors réunion et entretiens ?

La réussite d’une équipe repose sur une double équation :

  • Des tâches claires et bien définies avec des méthodes de travail communes
  • Des relations saines entre les équipiers autour d’un objectif commun partagé

Quand on parle de relations saines, il ne s’agit pas obligatoirement d’affinités, il s’agit au moins de se respecter, de connaître le travail des autres, leurs contraintes, leurs joies pour permettre à chacun de mieux comprendre l’autre et générer un climat de soutien au sein de l’équipe. Pour le manager, agir à ce niveau et passer du temps avec son équipe est essentiel pour la sécuriser et la valoriser.

Mais quel temps consacrer à la convivialité dans son équipe ? Quels sont les rituels managériaux incontournables pour doper la performance de son équipe ?

1- Le socle de la convivialité en entreprise repose à minima sur des rapports humains entretenus au travers du partage d’un café en équipe, voire d’un déjeuner d’équipe de temps en temps. De nombreuses études portent sur ce point et montrent l’importance des temps de convivialité pour régler finement le fonctionnement de l’équipe, la suppression de la pause café journalière pouvant se révéler largement contre-productive.

2- L’étape suivante consiste à ritualiser les évènements de la vie de l’équipe : arrivée d’un nouvel équipier avec la création d’un parcours d’intégration des nouveaux collaborateurs, communication autour du départ d’un membre de l’équipe, découverte d’un nouveau produit par l’organisation d’un « banc test » en interne, partage d’expériences de type « success stories » autour des retours des clients satisfaits, célébration des réussites, organisation chaque année d’une journée équipe à l’extérieur de l’entreprise. Un management rythmé,  « ritualisé » permet aux équipiers de se sentir appartenir et exister, et de reconnaître l’importance des étapes franchies.

3- Pour aller plus loin et doper la performance de son équipe, le manager peut également mettre en place un groupe de co-développement. Il ouvrira ainsi un temps de régulation et de formation en interne qui permettra à chacun de s’exprimer librement, d’aider et d’être aidé par les autres, et provoquera la mise en place de nouveaux comportements plus efficaces. C’est un moyen de faire grandir et progresser l’autonomie de ses équipiers et de s’appuyer sur l’intelligence collective pour mieux réussir.

Je constate régulièrement les bénéfices de ces approches lors des ateliers de co-developpement managerial que j’anime. Et quand j’entends en coaching des personnes regretter leur manque de charisme ou celui de leur hiérarchie, je pose ces 3 questions :

  • Que fait le manager pour communiquer une organisation claire, être transparent sur ce qui est faisable ou non, sans faux semblants ?
  • Que fait le manager pour que l’équipe se connaisse mieux, collabore efficacement et évite de perdre son temps en réunions inutiles, s’entraide lors de ces moments ?
  • Que fait le manager pour que l’équipe puisse innover, avoir un objectif clair même dans le brouillard, avoir de l’information le plus à temps possible pour agir efficacement ?

C’est par des actions concrètes que l’on fait progresser chaque jour son management et son équipe :-).

Vous souhaitez mettre en place des « rituels managériaux »porteurs pour votre équipe et faire grandir vos collaborateurs ? Contactez-moi pour un rendez-vous conseil sans engagement au 06 72 04 27 60.

Trouver le juste prix

Régulièrement apparaît dans l’accompagnement des entrepreneurs la question du juste prix. Il n’est pas toujours facile d’évaluer le juste prix de son travail et de l’annoncer à ses clients. Et parfois la prestation délivrée dépasse largement en qualité et en quantité le prix annoncé. Casser vos prix ou trop les gonfler peut vous coûter cher. Comment évaluer le prix de ses prestations au plus juste et se sentir à l’aise au moment de l’annoncer à son client ?

Evaluez précisément tous vos coûts ainsi que le temps passé pour délivrer votre prestation
Il est important dans un premier temps de vous renseigner sur les prix du marché pour la clientèle que vous ciblez : une même prestation, par exemple la création d’un dépliant publicitaire ne sera pas vendue au même prix si le client est un professionnel indépendant, une TPE ou une grande PME. Chaque profession se réfère à des grilles de facturation qui font référence de manière implicite et qui prennent en compte l’ensemble des coûts de l’entreprise ainsi que le niveau d’expertise requis pour délivrer le type de prestation concerné.  Des prix trop élevés peuvent décrédibiliser votre travail. Ne pas prendre en compte l’ensemble de vos coûts de production ne vous permettra pas à terme de gagner votre vie, ce qui est l’objectif de votre entreprise.

Ne mélangez pas votre valeur personnelle et la valeur marchande de votre prestation
Il convient de trouver l’équilibre entre la valeur de votre prestation sur le marché (le prix que les clients payent habituellement pour le type de prestation que vous proposez) et la valeur que vous lui donnez. Attention à la « sur-qualité » Quand on est passionné par son métier, que l’on aime aller en profondeur et réaliser de belles choses, il est facile de se laisser emporter par le plaisir de faire et de constater que l’on a largement dépassé le temps que l’on s’était alloué pour réaliser une prestation. Se positionner avec justesse sur ce point est parfois délicat et reste à l’appréciation de chacun. Je vous encourage à vous placer du point de vue de votre client et à vous mettre en relation avec des professionnels qui font le même métier que vous pour vérifier que vous êtes bien « dans les clous ».

Soyez cohérent avec vos valeurs personnelles. A partir d’une même situation, chacun reste libre, surtout en entrepreneuriat, de trouver la posture qui est la plus juste pour lui. Offrir une prestation complémentaire plutôt que la faire payer, donner de son temps, garantir les résultats et proposer de rembourser la prestation si les résultats ne sont pas jugés suffisants par le client, libre à l’appréciation de chacun de construire son cadre de travail et de définir la rémunération annuelle qu’il attend de son travail. Gwenaëlle, l’une de mes clientes, aime travailler en profondeur, co-constuire ses actions avec ses clients et rester à leur écoute à la fin du projet. Après avoir évalué précisément le temps qu’elle passait sur chaque projet, elle a décidé de continuer à prendre du temps pour préparer ses interventions et et de rester disponible pour le suivi de ses missions sans sur-facturer ses prestations. Cela implique nécessairement que sa rémunération annuelle sera moins importante, mais cela nourrit sa satisfaction personnelle et le plaisir qu’elle a à faire son métier en construisant une véritable relation avec ses clients.

Fixer le juste prix pour ses prestations fait partie des apprentissages nécessaires pour réussir son entreprise et trouver un équilibre de vie. Apprendre à détecter ses erreurs et à les corriger lors de la prochaine prestation est l’une des clés pour progresser dans ce domaine, n’hésitez pas à tester et expérimenter. A vous de jouer !

Pour aller plus loin 

Un outil pour suivre votre temps : Toggl Time Tracker
Free lance : comment fixer vos tarifs

Vous souhaitez travailler sur votre relation à l’argent et trouver le juste prix  pour vous et vos clients grâce au coaching individuel ? Contactez-moi au 06 7204 27 60

Réussir son entreprise dans le secteur du bien-être, Laurent Prodomme témoigne

Fondateur de Biosoins et de Géobreizh, Laurent Prodomme est un passionné de bioénergie et de géobiologie scientifique. Soucieux d’un meilleur bien-être, il aide les personnes à trouver ou à retrouver l’équilibre et la santé en agissant sur deux dimensions : le rééquilibrage énergétique de la personne et les sources de pollution de son environnement.  Installé à Lannion, il témoigne pour nous de son parcours d’entrepreneur. Merci à lui !

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Laurent Prodomme, fondateur de Biosoins et Géobreizh

Comment vous est venue l’idée de créer votre propre activité ? Quel a été votre moteur ?
J’ai fait des études scientifiques qui m’ont amené à faire carrière dans l’industrie. Je faisais mon travail très consciencieusement mais je ne me sentais pas vraiment épanoui. Parallèlement à mon travail je m’intéressais beaucoup à l’influence de l’environnement sur la santé. Je consacrais tout mon temps libre à l’étude de ces phénomènes et petit à petit l’idée m’est venue d’en faire mon métier.  J’avais très envie de relier passion et travail, et c’est en 2011 que j’ai pris la décision de créer Biosoins et Géobreizh pour me consacrer aux questions de bien-être de la personne y compris de son habitat au sens large.

Quel besoin le fait d’avoir créé votre société a-t-il nourri chez vous ?
J’ai le sentiment d’avoir trouvé ma voie. J’ai la chance d’exercer un métier dans lequel je m’épanouis et qui correspond à mes valeurs. La santé et le bien-être sont des sujets qui me tiennent à cœur, et je suis très heureux quand je contribue à trouver une solution aux problèmes physiologiques des personnes par le biais de mes 2 activités. J’ai beaucoup de plaisir à faire ce que je fais aujourd’hui.

Dans quel monde idéal aimeriez-vous vivre ?
Mon monde idéal serait un monde dans lequel l’humain serait au centre des préoccupations, et où l’on privilégierait des solutions naturelles aux problèmes de santé.

Combien de temps s’est-il écoulé entre le moment où vous avez commencé à penser au projet et le démarrage de l’activité ?
C’est tout un cheminement. Le salariat m’a permis de mûrir, de prendre conscience de ce que j’aimais et de ce que je n’aimais pas. C’est l’expérience qui permet d’affiner ses choix. Et puis petit à petit l’envie de créer mon activité m’est venue. Mais j’ai mis du temps à déterminer précisément ce que je voulais faire. Ca ne s’est pas fait du jour au lendemain pour moi, cela a pris 3 ans pour mûrir le projet. J’avais besoin de vérifier si l’idée que j’avais était viable, et puis j’ai suivi des formations pour approfondir mes connaissances et rejoindre un réseau d’experts.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous ? Qu’avez-vous mis en place pour surmonter ces difficultés ?
La partie commerciale, je ne suis pas un bon vendeur. J’apprends à le faire petit à petit.

Quelle est votre plus grande satisfaction aujourd’hui ?
Les relations amicales. Quand on change de métier (je suis passé de l’industrie à la bioénergie et à la géobiologie), il y a des personnes qui ne comprennent pas. Et puis il y a des amis qui apportent leur soutien durant la phase de changement, qui savent être à l’écoute sans juger. Ces relations sont précieuses à mes yeux. J’ai fait de belles rencontres également dans les réseaux d’entrepreneurs. Les clubs de créateurs permettent de partager des expériences avec des personnes qui vivent la même chose. Aujourd’hui je suis fier du chemin que j’ai parcouru, c’est une construction de longue haleine.

En 3 mots, que diriez-vous à ceux et celles qui voudraient se lancer ?

  • Bien se connaître, poser ce qui passionne le plus car c’est le moteur
  • Evaluer si la passion est viable et si le secteur est porteur
  • Avancer et bien s’entourer

De quoi avez-vous besoin pour continuer à grandir aujourd’hui ?
Je continue à expérimenter et à progresser dans mon métier. Depuis l’année dernière je dispense des formations en bio-énergétique, c’est un nouveau projet qui m’enthousiasme beaucoup !

Pour retrouver Laurent Prodomme dans ses activités c’est par ici : site Biosoins et site internet Géobreizh

Pouvez-vous compter sur l’engagement de votre équipe ?

Bénéficier de l’engagement de son équipe dans les phases de transition, c’est le désir de tout dirigeant en position de leadership.  Aujourd’hui cependant les études et les témoignages vécus concordent : 54 % des salariés se disent démotivés en France et les chefs d’entreprise constatent qu’il y a une difficulté à motiver les salariés dans une période où les marges de manoeuvre sur les rémunérations sont faibles (source : Etude Gallup publiée en 2014).

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Un salarié engagé est émotionnellement investi dans son entreprise et se sent impliqué dans le développement des affaires de cette entreprise. L’atelier « Décider en équipe » que j’ai animé au printemps pour les entreprises de la Technopole Anticipa  nous a permis de préciser les attitudes attendues en situation de travail.

Je vous propose de faire rapidement vous-même un premier diagnostic de votre équipe afin de voir si vous pouvez compter sur votre équipe :

Vos collaborateurs :

□ font preuve d’une volonté de découverte, d’aller de l’avant et de résoudre les problèmes
□ font des propositions concrètes pour améliorer les produits et les services de l’entreprise
□ font circuler l’information utile
□ respectent la confidentialité vis-à-vis de l’extérieur de l’équipe
□ utilisent des méthodes de travail communes et adaptées
□ travaillent dans un climat de confiance qui permet à chacun d’exprimer ses idées
□ coopèrent pour résoudre les problèmes
□ réagissent positivement aux idées de leurs collègues
□  montrent des attitudes de soutien réciproque
□ ont des résultats qui progressent
□ ont une influence positive sur la qualité du service client
□ montrent du plaisir et de la fierté à appartenir à une entité commune

Vous avez une majorité de oui ? C’est parfait, vos collaborateurs sont majoritairement motivés, actifs et ils se sentent impliqués. A l’aise dans leurs fonctions ils font progresser votre entreprise et donnent une bonne image de votre structure vis à vis de la clientèle.

Cependant nous le savons tous, les choses varient dans le temps et la réalité d’une équipe c’est parfois aussi des personnes qui se comprennent mal, se méfient et se protègent les unes des autres, des méthodes et des habitudes de travail différentes, des jeux de pouvoir, une tendance à se réfugier dans l’attentisme avec peu d’actions concrètes (présentéisme), le refus d’accepter des directives et la non application de la politique de l’entreprise, de la passivité et des attitudes d’évitement pouvant aller jusqu’à l’absentéisme. Les collaborateurs peuvent également être désengagés. Démotivés, peu actifs, ils arrivent pour partir, voire même activement désengagés. Ils ont alors un ressenti négatif envers l’entreprise, susceptible de se manifester par des comportements hostiles à l’encontre de cette entreprise.

Impliquer son équipe dans le projet de l’entreprise et obtenir l’engagement de ses collaborateurs n’est pas une chose facile. Des outils permettent de mettre en place un management plus participatif qui produit des résultats sur l’attitude de ses collaborateurs. Chaque dirigeant peut par son comportement et ses méthodes de management avoir un impact sur l’engagement de ses équipes. Les 3 prochains articles seront consacrés à ces outils.

Vous souhaitez prendre du recul et instaurer un changement dans vos pratiques pour mieux mobiliser vos équipes ?  Contactez-moi pour un diagnostic gratuit de vos besoins au 06 72 04 27 60.

Lire aussi : Management, cultiver le sentiment d’appartenance