créativité

Comment devient-on entrepreneur ?

Tout le monde peut-il devenir entrepreneur ? Pour Jean-Philippe Bozek, auteur de « Coacher les entrepreneurs, transformer leurs rêves en réalité », il faut pour devenir entrepreneur avoir développé dans sa personnalité une importante capacité à rêver et un grand réalisme en même temps. Le rêve permet de se projeter dans l’avenir en s’appuyant sur sa boussole interne, tandis que le réalisme amène à ajuster et mieux dimensionner son projet. Le réalisme s’appuie sur la capacité que l’on a de partager sa vision et de la soumettre à l’épreuve de la réalité et du sens critique. Cela demande une bonne dose de confiance en soi, afin de se sentir capable d’exposer au grand jour le fruit d’une activité somme toute assez secrète, qui repose sur l’imaginaire.

L’entrepreneur met ainsi en oeuvre un processus de créativité où les idées se construisent tout d’abord par approximation. Il mobilise les connaissances utiles, il produit des associations d’idées et synthétise les informations. Ces idées approximatives sont ensuite prises en charge par des processus exploratoires qui les interprètent et analysent les hypothèses, en tenant compte de leurs limites et de leur intérêt. C’est ainsi par des essais et des erreurs, par des pistes suivies puis rejetées ou affinées, par des formulations d’hypothèses et leur vérification que le processus créatif peut aboutir.

On devient ainsi entrepreneur en commençant par rêver, puis en expérimentant ce en quoi l’on croit, dans une relation constructive avec son environnement.

Démotivé ? Boostez votre motivation en identifiant votre zone de « flow »

 Vous naviguez entre ennui et stress et votre activité professionnelle n’est plus pour vous une source de satisfaction ? Il est temps de mettre en place un plan d’action.

Première étape : comprendre comment marche la motivation. Imaginez que vous avez deux paramètres : en premier la difficulté et le challenge que représente une activité, et en second les compétences que vous possédez.

Diagramme de la zone de flow du psychologue Mihaly Csikszentmihalyi

Diagramme de la zone de flow du psychologue Mihaly Csikszentmihalyi

Il y a deux zones à éviter : la zone de stress où le défi est trop important par rapport à vos capacités, et la zone du bas, où le défi est trop faible par rapport à vos capacités et où l’ennui vous guette. La zone optimale est la zone de « flow » ou d’expérience optimale, identifiée par le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi. Il s’agit d’un état que l’on expérimente naturellement, quand nous nous trouvons totalement absorbés par une tâche au point d’en oublier toute notion du temps, ainsi que toutes nos préoccupations. La satisfaction et le bien-être éprouvés sont immédiats.

Deuxième étape : tester votre flow. Les bricolos aimant les expérimentations programmeront  une alarme sur leur portable qui sonnera 8 fois dans la journée, de manière aléatoire. A chaque fois que le signal se déclenchera, ils noteront dans un carnet ce qu’ils étaient en train de faire, avec qui ils se trouvaient et quelles sensations ils éprouvaient. A reconduire autant que nécessaire. Les amateurs de tests scientifiques  établiront un diagnostic complet de leur situation sur le site Happiness at work.

Une fois le constat posé, il ne tient qu’à vous d’accroître le nombre d’expériences optimales et de réduire les moments pendant lesquels vous vous sentez peu impliqué ou distrait. Et si vous vous trouvez trop souvent dans la zone d’ennui, peut être qu’il est temps d’entreprendre un nouveau challenge…