prevenir le burn-out

Serendipité

Ceux qui me connaissent déjà le savent, j’aime beaucoup les contes. Les contes m’apportent un espace de re-création qui me permet de mettre à distance le quotidien et d’approfondir ma compréhension de mon environnement. Quand l’agenda devient trop dense et que les obstacles à franchir s’enchaînent ils m’offrent une pause et m’invitent à prendre du recul. Ballade du soir, lecture, petit-déjeuner avec les enfants, soirée avec nos amis du Club, nous avons tous des moments ou des activités-clé qui nous ressourcent. Je vous invite à les cultiver tout particulièrement en ces mois de mai-juin ou le temps s’accélère avant la pause de l’été.

Voici en partage ma bulle récréative de la semaine, un conte d’Henri Gougaud (L’Almanach) : 

A l’époque où notre monde n’était pas hérissé de tours, on disait que les arbres étaient les piliers du ciel. On contait aussi qu’aux premiers temps, Dieu vivait à portée de voix humaine. Il suffisait de lever le bas pour le toucher. Après le repas, les hommes s’essuyaient les mains sur le ciel, et il arrivait aux pileuses de mil, si elles levaient trop haut leur pilon au-dessus de leur chevelure, de chatouiller les pieds de Dieu. Or un jour, une femme plus grande, plus vigoureuse et plus enthousiaste que les autres faillit ainsi éborgner le Créateur. Du coup, vexé, Dieu s’éloigna de la Terre avec son ciel, et les hommes ne purent plus l’atteindre. Alors ils plantèrent un arbre au centre de leur village. Le premier de tous. Et cet arbre se déploya jusqu’à la nouvelle demeure du Créateur. C’est depuis ce jour que l’arbre est nommé en Afrique, le messager immobile. Il comble l’espace entre l’homme et son Dieu. A travers l’arbre la sève céleste descend du ciel vers la terre, et la sève terrestre monte de la terre vers le ciel.

Femme_entrepreneur

Penny Hardy

 

Mais rien n’est simple. On dit aussi que le dieu des nuages cherche de temps en temps à nous le dérober. Il tend ses grandes mains de vent  pour essayer de nous l’arracher. Mais l’arbre résiste. Il s’accroche à la terre. Il ne veut pas quitter les hommes. Pourquoi ? Parce qu’il est fidèle. La famille de l’arbre, c’est la pauvre et basse humanité. Il n’en changerait pas pour tous les cieux de l’univers. Et nous, sommes-nous fidèles à l’arbre ?

Et vous ? Quels sont vos espaces de re-création ? Vous souhaitez être accompagné pour prendre du recul sur votre quotidien ? Rencontrons-nous. Contactez-mois au 06 72 04 27 60.

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A quoi faut-il renoncer pour réussir son entreprise ?

Si la fin de l’année scolaire annonce pour la plupart d’entre nous le moment de souffler enfin après la liste de tâches à accomplir- boucler- mettre en place- finaliser- livrer que nous nous sommes fixée avant l’été, il n’est pas rare que l’on entre dans cette période estivale sur les rotules, en éprouvant un sentiment d’épuisement physique mais aussi mental, comme si notre cerveau n’arrivait plus à produire les dernières idées dont nous avons besoin pour avancer dans notre travail. Face à notre envie de réussir nos projets, la réalité nous rattrape : épuisés nous en devenons inefficaces et risquons la surchauffe.

Alors comment faire pour finir l’année en forme et non sur les rotules ?

Si de nombreux outils et approches existent pour nous aider à maîtriser notre emploi du temps et structurer notre travail, il n’existe pas de recette toute faite pour trouver et poser les limites de notre engagement auprès de nos clients, de nos proches, de nos envies de réalisation personnelle. La question des limites, les nôtres et celles que l’on va fixer aux autres est un sujet très personnel qui nous amène à  nous interroger sur nos motivations et nos mécanismes personnels de fonctionnement.

Je vous propose ici quelques pistes pour explorer la question en douceur et vous préparer à une rentrée plus sereine.

  • Se poser la question du plaisir que nous trouvons à nos actions pour nous recentrer sur l’essentiel. Tout comme la végétation se renforce lorsqu’on la taille, c’est en tranchant dans la profusion et en éliminant le surplus que l’on pourra accomplir ce qui nous tient réellement à cœur. Cela demande de se poser la question de ce qui nous convient réellement au-delà des modèles de réussite que nous avons intégré. Si cela ne nous apparaît pas toujours très clairement, c’est par nos propres explorations sur ce qui nous fait nous sentir heureux que nous pouvons avancer sur ce chemin. Pour chaque projet, posez-vous les questions suivantes : « Est-ce que je me sens au confort et en contact avec mes forces ? » « Comment pourrais-je trouver plus de plaisir à ce que je fais ? »
  • Apprendre à renoncer à certains de nos projets. Pour avancer il nous faut apprendre à lâcher du lest et abandonner l’idée que l’on peut tout avoir à la fois. Cela nous touche dans nos désirs contemporains de toute-puissance, dans l’idée que l’on peut avoir « le beurre et l’argent du beurre » en même temps. Comment faire le deuil de nos envies multiples et accepter nos limites? Peut-être en prenant conscience des peurs qui sont liées à notre envie de profusion. Nous sommes généralement peu conscients de nos peurs. Si l’on regarde quel est l’opposé de la profusion, nous allons trouver l’idée du manque. La peur de manquer peut-elle influencer nos comportements dans ce domaine ? Je vous invite à explorer le sujet. Pour chaque projet posez-vous les questions suivantes : « En quoi est-ce utile ? Qu’est-ce que ça m’apporte de mener cette action ? » Que craignez-vous si vous ne le faites pas ? De quoi avez-vous besoin pour soulager cette crainte ?
  • Renoncer à tout contrôler. Accepter nos limites c’est également accepter que nous ne pouvons pas tout contrôler et faire une place à l’inattendu et au moment présent pour nous ajuster de manière flexible. Mais nous ne sommes pas tous égaux dans ce domaine. Les psychologues ont montré que certains d’entre nous croient que leur performance ou leur sort dépend surtout d’eux-mêmes. D’autres sont persuadés que l’issue des choses est avant tout déterminée par des causes externes. Par exemple, un candidat échouant à un examen pourra attribuer son échec à une cause externe (examen difficile, manque de chance ou examinateur sévère) ou bien à ses propres erreurs (son manque de travail ou de concentration). C’est le concept du « locus de contrôle ». Je vous propose de profiter des vacances pour identifier vos croyances en la matière en écoutant votre discours intérieur et en écrivant ce que vous vous dites régulièrement ou ce que vous dites à vos enfants.

Et vous ? A quoi avez-vous besoin de renoncer pour réussir votre entreprise ?  Partagez vous aussi vos bonnes pratiques, laissez-nous un commentaire ici !

Vous souhaitez créer votre cercle de réussite et bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour développer votre entreprise sereinement ? Pensez coaching, contactez-nous au 06 72 04 27 60 pour en parler.

Etes-vous victime des diablotins du temps ?

Avez-vous remarqué la chaleur toute nouvelle que diffusent les rayons du soleil depuis quelques jours ? Ils sont à l’origine d’une expérience étonnante. Charmée par ces premiers beaux jours, j’ai pris le temps après un déjeuner de semaine de rentrer à petits pas en me laissant bercer par les rayons de ce soleil de printemps. Et au-delà du bonheur ressenti au contact de cette chaleur inattendue, ce qui m’a touchée c’est le plaisir procuré par le balancement doux de cette marche lente. Une sensation oubliée depuis longtemps, depuis des années peut-être. Et une réflexion faite il y a quelques jours par un camarade entrepreneur m’est revenue à l’esprit. Me voyant presser le pas à la fin d’une soirée pour rejoindre ma voiture, il me dit avec humour  « Tu n’es pas à Paris ».

Quelle nécessité me poussait donc à presser le pas ? Pourquoi cette marche lente au soleil faisait-elle figure d’évènement exceptionnel ? Je pensais jusqu’alors être victime de la vie parisienne, et que c’étaient les contraintes d’un emploi salarié associées à des temps de transport importants et à une vie de famille qui me poussaient à me dépêcher sans cesse. Mais force est de constater qu’il m’arrive d’agir de même aujourd’hui alors que ma vie a changé. Y aurait-il un mécanisme à l’oeuvre en moi, quelque chose qui ne viendrait pas des circonstances extérieures ?

J’ai à ce moment repensé aux diablotins du temps décrits par François Delivré, et plus particulièrement à son diablotin « Ne t’arrête pas ! » . C’est celui qui nous presse en avant, encore et toujours, dans un élan sans cesse renouvelé. La victime du « Ne t’arrête pas ! » s’organise bien et excelle dans le respect des méthodes et des plannings. Elle travaille beaucoup, chez elle comme au bureau, et dès qu’une tâche est terminée elle repart immédiatement accomplir une autre tâche. Son diablotin « Ne t’arrête pas ! » ne sait pas que l’on est encore plus efficace quand on prend du temps pour s’arrêter, prendre du recul et se reposer.

Si l’on n’y prend pas garde, ce diablotin peut prendre l’allure d’un pli de comportement amené à se figer avec les années. Heureusement, ce pli de comportement nous pouvons, si nous en avons envie, agir sur lui et le faire évoluer. Tout d’abord en l’identifiant, en le reconnaissant, en faisant ami-ami avec lui. En l’appréciant pour ce qu’il nous apporte de bon : la capacité à agir rapidement, à être efficace, à atteindre nos objectifs pour Monsieur « Ne t’arrête pas ! ». Et puis en cultivant son compère, le diablotin rêveur, celui qui aime attendre avant d’agir et profiter du moment présent, celui qui s’accorde du temps pour ne rien faire et regarder les petits oiseaux. Des diablotins du temps, il y en a bien d’autres, nous prendrons le temps de les découvrir au fil du temps.

Pourquoi s’attarder à reconnaître nos diablotins me direz-vous ? Et bien c’est, je pense, pour pouvoir choisir en conscience de faire appel à l’un ou à l’autre en fonction des moments et de nos besoins dans un ajustement créatif. Et ne plus subir la tyrannie de notre diablotin « Ne t’arrête pas ! ». Celui qui nous amène à réaliser nos projets, mais sans jamais en profiter.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous fait la connaissance du diablotin « Ne t’arrête pas ! » ? Comment l’amadouez-vous ? Laissez-nous un commentaire ici.